Qu’est-ce qu’une passerelle multiprotocole ?

Le composant qui fait dialoguer des équipements qui ne parlent pas la même langue.

Définition

Une passerelle multiprotocole est un équipement — souvent un boîtier edge sur rail DIN — capable de parler simultanément plusieurs protocoles (KNX, Modbus, BACnet, M-Bus, MQTT, OPC UA…) et de faire circuler et transformer les données entre eux. Elle ne se contente pas de traduire : elle route, met à l’échelle, agrège et peut exécuter de la logique, le tout au plus près du terrain.

Pourquoi en a-t-on besoin

Une passerelle multiprotocole relie le terrain (KNX, Modbus, BACnet, M-Bus) à la supervision et au cloud

Un bâtiment moderne empile des technologies hétérogènes : KNX pour l’éclairage, Modbus pour les compteurs, BACnet pour le CVC, MQTT pour le cloud. Sans passerelle, ce sont autant de silos qui ne communiquent pas. La passerelle multiprotocole supprime ces silos : une seule plateforme relie le terrain à la supervision et au cloud — sans dépendre d’un fabricant.

Passerelle, convertisseur ou automate ?

Un convertisseur traduit un protocole vers un seul autre, de façon figée. Un automate exécute de la logique mais n’est pas pensé pour l’interopérabilité ni le cloud. Une passerelle multiprotocole combine les trois rôles : interconnexion de nombreux protocoles, routage et transformation, supervision et remontée cloud — à l’edge, sur le terrain.

La WBox, passerelle multiprotocole

La WBox est exactement cela : une passerelle IoT industrielle qui interconnecte les protocoles du bâtiment et de l’industrie, fait du routage inter-protocole par glisser-déposer, et remonte vers le cloud. Voir des exemples concrets : Modbus ⇄ BACnet, KNX ⇄ BACnet, télérelève M-Bus.